Les QUATREVIEUX

Voyages en 4x4 et Astronomie

Rédaction de Forence (6ème):

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Nos voyages au Maroc ont inspiré Florence pour une de ses rédactions :

En voici le texte :

 

Sujet : Dans le texte " Ce n'était rien, juste des mots ", je choisis une des histoires et je la développe avec un début, un milieu et une fin. La phrase du texte de Nathalie Sarraute devra figurer dsans mon texte écrite d'une autre couleur.

Aire haut.

En été, une petite fille marocaine raconte sa vie au temps de la moisson sur les hauts plateaux de l'Atlas.

Les femmes et les filles coupaient le blé pour en faire des bottes.

Pendant que je travaillais, la paille me piquait et me grattait, mon voile me cachait le visage et le soleil brûlait.

" Naïla ", m'appela maman.

Je lâchai ma faucille qui écrasa quelques blés et courus trouver maman qui m'attendait en me faisant un signe avec sa main droite.

" Va s aider Samia à préparer le tagine. ", dit-elle. Dès que je fus arrivé près d'elle. Samia était ma sœur.

J'entendais déjà le bruit du couteau qui tranchait la viande. Quand je passai près de la cuisine, je sentis l'odeur du pain que cuisait ma mère. Mes frères Rami, Aghali, Mohamed, Tatris, Saïd et Ahmed étaient en train de jouer avec ma petite sœur Fatima qui était handicapée. Ma grande sœur s'appelle Mounia et elle va se marier.

" Allez, viens m'aider, s'écria Samia. "

Je l'aidai à couper les légumes. Notre famille était maigre : nous n'avions qu'une petite part chacun. Mmm … Que ça sent rudement bon ! Pensai-je. Puis, je préparai le thé à la menthe qui brûlait. Enfin, nous ,nous mettions à table. Je pris un bout de pain de la main droite en mettant un légume dedans. Nous étions sur des tapis et installions quelquefois des coussins derrière notre dos. Mes sœurs (sauf Fatima) ma mère et moi, nous rangeâmes la table dès que tout le monde eut fini le thé, puis allâmes continuer à couper le blé et les mettre en bottes.

 

Le lendemain, j'aidai à porter les bottes de blé sur l'aire de battage : " l'aire haut " On bat le blé sur un haut plateau, la menue paille vole, les ânes et le chevaux tournent.

Une heure après, ma mère m'interpella :

"nous avons des français chez nous, viens préparer le petit déjeuner. "

La plupart des villageois aimaient les français. Dès que je fus arrivée, je les accueillis. Ils étaient quatre. Je trouvais que c'était une petite famille. Je mis dans des bols de l'huile, du miel et des œufs durs. Pendant ce temps, ma mère cuisait le pain et Mounia le thé. On dirait qu'ils aimaient bien le thé, l'huile et le miel, mais pas le sandwich à l'œuf ! Mon père parlait avec eux. Moi, je préparai le couscous avec Mounia pour ce midi. Ca se voyait qu'ils n'avaient pas l'habitude de manger avec un bout de pain de la main droite. Vers quinze heures, ils partirent avec des œufs que je leur ai offerts. Et mon père leur demanda de revenir.

 

Le lendemain je pris un bâton et comme toutes les femmes je faisais sauter les bout de blé. Puis, je revins à la maison pour préparer du thé et je cuisais le pain. Ca sentait bon, mais j'avais chaud. En plus, il fallait faire un plat pour mon père qui travaillait dans un magasin où il vend des pierres. Je lui fis un couscous et j'emportai sa gourde qu'il avait oubliée et la remplis d'eau. J'aimai bien aller dans son magasin. Il y avait des petites et des grandes pierres : des fossiles, des améthystes, des agates … aussi des bijoux et des bonhommes en argile. Je lui donnai sa nourriture et sa gourde. Quand je rentrai, je mangeais.

 

Un jour plus tard, je pilais les graines avec une pierre ronde et rentrai chez moi. Je vis la famille que nous avions invitée. Ils resteront demain au mariage de Mounia !

 

Nous sentions l'odeur du couscous et du thé, les femmes et les filles du village dansaient ensemble et les hommes et les garçon du village aussi. J'avais un costume et un voile bleu velours. On entendait la musique. Deux femmes transportaient Mounia (on ne voyait aucune partie de son corps) et la fête recommencera demain !