Les QUATREVIEUX

Voyages en 4x4 et Astronomie

Monténégro 2011 :

 

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Monéténégro : mise à jour le 14 janvier 2012 :  

 

Les Balkans 1ère partie : le Monténégro.

Entre Mer et Montagnes.

 

 

 

Cela fait maintenant quatre ans que nous sommes revenus de notre périple au long cours des Amériques. Un ou deux petits voyages au Maroc et rien d’autre. Les fourmis nous démangent et le Land attend bien sagement devant la maison que nous repartions. L’année s’étire en longueur jusqu’à ce que nous décidions d’un grand voyage de deux mois en Syrie et Jordanie. Quelques mois plus tard, le projet est abandonné pour cause de situation politique instable. Adieu : Pétra, Damas, Alep, Palmyre…

Quelle destination choisir maintenant ? Nous passons en revue les différents pays que nous n’avons pas encore sillonnés. Nous optons alors pour les Balkans. C’est décidé : nous irons traîner nos roues au Monténégro, en Albanie et en Grèce ! Une ébauche de parcours appuyée par des guides papiers et surtout beaucoup d’imprévus. Nous savons par habitude que les rencontres, les envies et la météo peuvent d’un coup de baguette magique changer nos plans. Nous aimons cette façon de voyager en famille : nouveau bivouac, nouveau paysage, nouvelle culture, nouvelle rencontre… Le 4x4 nous offre cette liberté dont nous profitons largement.

 

Mi-juillet, toute la famille embarque pour cette nouvelle aventure. Nous passons une nuit à Briançon avant d’entreprendre la grande traversée de l’Italie. L’autoroute monotone s’étire au rythme de notre Land, à 90 km/h. Nous somnolons. Tout à coup, la file de camions qui nous précède s’arrête. Fabrice aussitôt écrase sa pédale de frein et le Land se met à partir sur le côté. Après quelques zigzags incontrôlés, il s’arrête enfin. Nous en sommes quittes pour un étrier de frein grippé qu’il faudra gérer tout au long de notre périple. Fabrice, vigilant, vérifiera les plaquettes régulièrement. Tout de même, les nombreux dénivelés de l’Albanie nous vaudront quelques sueurs froides. Nous reprenons donc la route sur trois freins. Nous avions décidé de bivouaquer en Slovénie. Nous repérons sur notre carte une zone peu habitée sillonnée de pistes. Après quelques essais infructueux, nous grimpons sur une piste défoncée à l’assaut d’une montagne. Un endroit plat herbeux fera l’affaire pour une nuit de repos bien méritée . Mais quelle nuit ! Les enfants ont dressé leur minuscule tente, abri dérisoire face aux éléments qui se déchaînent. L’orage est juste au-dessus de nous. La pluie inonde notre terrain, déverse sur nos chaises des litres d’eau. Cela nous servira de leçon : dorénavant, nous rangerons notre matériel tous les soirs.

 

 

 

 

  

 

 

 

Nous décidons de prendre le chemin des écoliers pour descendre en Croatie. Les cartes sur les genoux, nous élaborons un parcours sur les petites routes de campagne. Le paysage est bucolique, verdoyant et les maisons aux toits inclinés en disent long sur la rudesse du climat l’hiver . 

La Slovénie est un petit pays et nous ne tardons pas à arriver au poste frontière de Croatie. Nous voulons faire du change, ce pays n’étant pas en zone euro. Le douanier nous répond que le bureau de poste de la prochaine ville fera l’affaire. Tout d’abord sceptiques, nous y entrons et les croates faisant la queue, nous laissent leur place. Les billets en poche, nous sommes prêts à arpenter ce nouveau pays si accueillant. Un ami nous a recommandé un parc : le plitvicka jezera. Ce pourrait être l’occasion de se dégourdir les jambes. En fin d’après-midi, nous atteignons le but de notre journée… pour nous faire refouler au parking payant. Le camping est obligatoire dans la ville située à dix kilomètres. Nous préférons d’ordinaire les bivouacs mais ne refusons pas un peu de confort de temps en temps. Nous déchantons rapidement, le petit coin de paradis est en fait une cité entièrement dédiée au tourisme de masse, chambres à louer, campings au bord de la route. Nous tentons quand même notre chance au premier camping. A raison de 50 € l’emplacement pour quatre, nous nous enfuyons. Deuxième tentative, toute aussi infructueuse. Le soir tombe et la recherche de bivouac s’annonce plus que délicate. Nous empruntons la route du Nord, longeant la frontière bosniaque. Nous savons qu’il est imprudent de bivouaquer près de cette frontière à cause des mines encore bien présentes. Tout à coup, sur notre gauche, une minuscule piste envahie d’herbes nous tend les bras. Nous ne réfléchissons pas, nous nous y engageons. Le coin est tranquille et quelques centaines de mètres plus loin, un dégagement sur le côté permet de nous installer . Il y a bien quelques ruches mais les abeilles se coucheront cette nuit. Une maison détruite par la guerre nous fait face. Mais la vue sur les collines environnantes nous fait oublier les tracas de fin de journée. Il est temps de nous poser. D’un commun accord, les enfants préfèrent dormir dans le Land : nous nous sentons plus rassurés. Le temps se suspend. Nous savourons ce moment de sérénité.  Quelques instants plus tard, des spaghettis à la bolognaise mijotent dans la poêle. Soudain, un coupé Audi noir surgit de nulle part. Notre tranquillité s’envole. Est-ce le propriétaire ? L’apiculteur ? Il se range juste devant le Land en prenant garde de nous laisser la place au cas où nous souhaiterions partir. Un homme sort, nerveux, de toute évidence embarrassé par notre présence. Il tourne la tête et se dissimule derrière sa casquette couleur sable. Fabrice essaie de lier conversation et lui demande en anglais si nous pouvons rester. Il fait un geste d’indifférence et ouvre le coffre de son véhicule. Il en extirpe un minuscule sac à dos et ce qui nous semble à première vue une carabine. Nous serait-elle destinée ? Peu rassurant ! Sans autre formalité, il se dirige vers la maison abandonnée, noyée dans les broussailles. Nous avons juste le temps d’apercevoir son arme : un bon fusil à lunettes ! Chasserait-il ? Nous n’osons imaginer quel genre de gibier. En tout cas, nous ne l’intéressons pas et il est trop tard pour décamper. Régalons-nous de notre plat de pâtes. A vingt-deux heures, nous nous couchons. Cinq minutes plus tard, nous entendons la voiture repartir tout aussi rapidement qu’elle est arrivée.

Les mésaventures de la veille ne nous incitent pas à prolonger notre séjour dans la région et nous remettons à plus tard la découverte du parc. Nous délaissons pour le moment les plages croates bondées pour nous enfoncer dans le centre du pays en direction de Dubrovnik. Quelques vendeurs de fruits et légumes sur le bord des petites routes nous font l’occasion de plusieurs pauses gourmandes. Pour nous rendre au Monténégro, nous comptons transiter par le seul accès à la mer de la Bosnie d’une vingtaine de kilomètres. Nous évoluons dans un paysage de canaux et de marécages aménagés en vergers odorants. Coincés d’un côté par la montagne et de l’autre par la mer en contrebas, le bivouac du soir s’annonce problématique. Nous remettons à plus tard le problème et avançons. La passage de la frontière s’avère une simple formalité. Nous débouchons dans la ville balnéaire de Neum. La saison bat son plein. Une pancarte indique un camping sur les hauteurs de la ville. Nous tentons notre chance. Un chemin de terre nous conduit dans un champ d’oliviers. Trois jeunes sont installés, s’arrosant au jet d’eau. Le coin semble tranquille. Nous décidons de partir à la recherche du propriétaire, malheureusement sans succès. Les sanitaires sont rudimentaires, mixtes sans rideaux aux douches. Peu nous importe. En revanche, nous souhaiterions être fixés sur le prix, aucun affichage n’y faisant référence. Les jeunes nous disent que le tarif est unique : 10 € l’emplacement. Après notre installation, toujours en l’absence du propriétaire, nous faisons un tour en ville pour découvrir la vie des ruelles animées. Cette station ne se distingue en rien des nôtres. Musique, restaurants, cafés bondés, flâneries sur le bord de mer, un joyeux fourmillement, loin des tracasseries de la vie quotidienne.

La nuit est mouvementée. A cinq heures du matin, la famille de serbes qui s’était installée près de nous plie bagages, aussitôt suivie par les jeunes bosniaques. Nous ne comprenons pas vraiment cet empressement jusqu’au moment où à sept heures du matin sous des trombes d’eau, nous entendons une vieille dame interpeller nos enfants sous la tente en réclamant de l’argent. Les enfants font la sourde oreille. Elle vient aussitôt nous harceler. Nous ouvrons la fenêtre de la tente de toit. C’est la propriétaire. Elle réclame son dû à corps et à cris : 5 € par personne. Nous lui réglons la somme. Non satisfaite, elle demande une rallonge. Nous lui signifions notre refus et nous rendormons. Nous réalisons que les autres campeurs ont filé en douce pour ne pas régler la note. Dans la matinée, avertie par les voisins du manège de ces campeurs indélicats, la propriétaire revient et nous demande de plier bagage rapidement pour fermer le camping !

 
 
 

Vacances obligent, la route est bondée et la frontière bloquée. Heureusement, la côte Adriatique se découpe sous nos yeux, alternant eau limpide, criques profondes, îles minuscules, bateaux de pêcheurs relevant leurs filets . Enfin, nous réintégrons pour quelques heures la côte croate. Un bref passage à Dubrovnik et nous rejoignons la file des véhicules attendant leur passage vers le Monténégro. Deux heures d’attente sous un soleil de plomb et rien à admirer. 

 
 
 

 
 

Nous abordons ce nouveau pays par un des joyaux de la côte Adriatique : les bouches de Kotor. Ce lieu est remarquable tant par ses paysages aux allures de fjords que par son passé si riche. Sur notre route, nous croisons de nombreux témoignages de cet ancien port de l’ex-Yougoslavie ainsi que d’anciennes constructions vénitiennes. Les montagnes environnantes aux pentes escarpées plongent dans la mer aux eaux turquoises créant ainsi un micro-climat méditerranéen. Chapelles au milieu d’îlots, palais en pierre de taille s’égrènent tout au long du littoral nous guidant sur une route peu fréquentée très étroite.  

   
 
 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
  
 
 

Fabrice manie le volant avec dextérité pour contourner les nombreux obstacles. 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 
 
 
 

Aucun bivouac à l’horizon. Nous décidons qu’il est temps de nous offrir une pause baignade après ces quelques jours de route. Nous avons de la chance : une place vient de se libérer dans un des campings bondés. Comme d’habitude, les sanitaires sont rudimentaires mais l’accueil ainsi que la vue sur la baie compensent très largement ce petit inconvénient. 

Aussitôt arrivés, un américain vient nous rendre visite. C’est un amoureux des Land ! La soirée passe à parler voyages et cubes en alu.

 
 
 
 
 

La météo n’est vraiment pas clémente. Les nombreuses averses ne nous encouragent pas à nous baigner. En revanche, entre deux éclaircies, nous flânons dans les ruelles typiques découvrant quelques joyaux vénitiens.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

De certaines maisons, il ne reste que la façade ...

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

  

 

 
 
 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 


 
 
 
     
 
 
 
 
 
 
  
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après deux jours de repos, nous reprenons notre découverte de la région. Trente-deux virages en épingles à cheveux derrière un bus de tourisme nous offre une vue plongeante sur la baie. Le paysage change sensiblement passant de la végétation basse méditerranéenne aux pins de plusieurs dizaines de mètres. Le temps se rafraîchit. Le brouillard nous enveloppe. Nous pourrions nous croire dans les Alpes. Les spécialités locales de charcuterie et de fromages s’affichent devant les maisonnettes. Nous cherchons à nous échapper sur des pistes mais en vain. La route vient tout juste d’être goudronnée. Heureusement, elle est peu fréquentée et se fraie un chemin parmi les villages éparpillés. Quelques dizaines de kilomètres plus loin, une piste semble s’enfoncer dans la campagne. Nous l’empruntons en quête de rencontres inattendues.  Une carrière, un groupe de maison au pied d’une mare champêtre  et une piste de plus en plus défoncée nous amènent à une maison isolée où un âne nous joue son show. Il se roule devant le Land en hennissant. Impossible de descendre pour l’applaudir à moins d’offrir nos jambes aux deux colosses, gardiens de ces lieux. Bref, un vrai cul de sac. Demi-tour et retour sur la petite route en direction de Niksic. Deux grands lacs jouxtent cette ville et nous allons pouvoir les contourner par des pistes étroites et pittoresques. Le premier barrage affiche un niveau assez bas. Quelques pêcheurs tendent tout de même leurs lignes. De petits îlots parsèment sa surface bleutée, éclairée par quelques rais de lumière. Il est vrai que le début de notre voyage est pluvieux et les rares moment d’ensoleillement sont sujets à rêver et à prendre des photos pour immortaliser le moment. Sur ce qui ressemblerait à première vue à un chantier, nous localisons une piste qui s’enfonce en direction du deuxième lac. La végétation a envahi la piste. Nous espérons ne croiser aucun véhicule en sens inverse ! Il doit y en avoir pourtant. Pour preuve, les petites fermes où nous atterrissons de temps en temps. Tout à coup, un beau tunnel en pierres taillées nous fait face. A quoi peut-il bien servir au milieu de cette piste abandonnée ? 




 
 
 
 

 

 

 

 

 

La fin d’après-midi s’annonce et le ciel devient menaçant. Il est temps de se poser. Un dégagement étroit en surplomb du lac nous offre un bivouac de rêve.

 

 

 

  

  

 


 

 

 

 Les enfants plantent la tente et nous ouvrons la nôtre. 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Un trait sur la carte et quelques lignes sur le carnet de bord matérialisent la progression de la journée. Les guides sont sortis pour appréhender la suite du parcours. Nous décidons de nous rendre le lendemain sur le barrage de la Piva.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pluie nous accueille dès le lever, nous obligeant à un remballage rapide. La piste serpente entre des parois rocheuses étroites pour déboucher sur un grand terre-plein de maisons en ruines datant de la deuxième guerre mondiale. Cette piste devait donc être à cette époque la route principale conduisant à la voie de chemin de fer toute proche. 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Sa situation en surplomb du lac lui donnait un vue panoramique sur la région. 

 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

Au sortir de la piste, nous photographions un camion sans âge rempli de bois. Aussitôt, une petite vieille toute de noir vêtue se met à hurler dans notre direction. Que peut-elle bien dire ? Une deuxième photo et nous partons.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons le beau ruban noir. La pluie nous harcèle : qu’avons-nous choisi une destination plus agréable ? Le paysage est vert, il n’y a pas de miracle ! Notre prochain but est le monastère de Piva, du nom de la rivière qui le borde. L’église est neuve mais l’intérieur possède de belles gravures et icônes. 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Nous mitraillons les parois avec l’assentiment du gardien de ses lieux. En revanche, il nous conseille fortement l’achat de quelques reproductions. Nous lui faisons plaisir. Il est ravi ! Et réitère une nouvelle visite plus approfondie. 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 

  

 

 

 

Au détour d’un virage, la Piva, rivière aux eaux bleu océan nous apparaît, dissimulée par la végétation luxuriante.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

A Pluzine, les eaux de retenue du barrage forme un lac.  
Nous décidons de le contourner par la gauche en dehors de la route bien tracée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste vient d’être asphaltée mais rapidement se transforme en piste défoncée. Nous montons dans les alpages pour redescendre vers les forêts de pins où nous croisons nombre de camions surchargés d’énormes troncs de bois.

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Nous ne savons pas si la piste débouche sur la route car notre carte est peu précise. En revanche, le chemin devient étroit et boueux. Nous croisons de plus en plus de camions qui ne peuvent pas s’arrêter en raison de leur chargement. En raison de nos freins défaillants, nous préférons rebrousser chemin.

Le parc du Durmitor est un incontournable du Monténégro. Pour nous y rendre, nous empruntons une petite route de montagne qui débouche sur des paysages alpins désolés et arides. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

Les vaches broutent au bord de rivières paisibles. Les bergers couverts de longues capes noires se protègent de la pluie omniprésente. Le paysage est minéral enveloppé de brumes. Les montagnes présentent des strates verticales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits chalets en bois se découpent au bord de précipices donnant sur la vallée. L’endroit est féerique malgré le froid humide pénétrant. Il invite à s’asseoir au coin d’une cheminée, une boisson chaude entre les mains. Malheureusement, notre Land ne nous offre pas ce confort et le bivouac dont nous avions pu rêver dans le parc tombe à l’eau. Allons chercher des cieux plus cléments. Nous regardons la carte à la recherche de lieux en dessous de 1000 m d’altitude. Impossible dans le coin à moins de faire une centaine de kilomètres. De toute façon, il faut descendre. Fabrice prend la première route et fait chauffer les freins, malgré sa vigilance. Une odeur de brûlé caractéristique nous alarme. Il faut s’arrêter de toute urgence : ça fume ! 

 

 

 

Les bivouacs sont difficiles à trouver dans les environs. Les seuls endroits accessibles sont les champs cultivés. Nous trouvons enfin une ancienne piste ayant servi à la construction de la route qui nous conduit à un endroit vraiment charmant. Une petite mare, des troncs d’arbres envahis de lichen, des fleurs… Le lieu a cependant un gros défaut : il est très boueux ! Le bivouac de rêve se transforme vite en cauchemar. Pour compléter le tableau, il se remet à pleuvoir.

 

 

 

 

 

 

Le matin, le soleil est rendez-vous ainsi qu’une multitude de fraises des bois dont nous faisons provision. Pour pouvoir circuler dans le parc du Durmitor, nous faisons l’acquisition d’une carte précise qui nous permet de localiser quelques pistes. 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tour à tour, nous cheminons au milieu d’une forêt dense de conifères tapissée de myrtilles et fraises des bois, en surplomb d’un canyon ou bien encadré par deux haies de feuillus pour finalement déboucher après quelques heures sur un magnifique cours d’eau bleu turquoise, la Tara. 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

C’est la fin de la piste enchanteresse. Et le retour des averses. Nous décidons de jeter l’éponge et quitter cette météo peu clémente. En direction du sud, nous faisons halte à un pont enjambant le canyon de la Tara à 150 mètres de haut. Le point de vue est saisissant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au sud de la capitale, Podgorica, le lac de Skadar étend ses eaux bleutés et sa réserve ornithologique. Une magnifique forteresse veille sur les lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’ascension d’un col,  nous dénichons un terrain plat à l’abri des regards.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons le lendemain les rives du lac. L’étroite route escarpée domine ses eaux limpides parsemées de minuscules îles couronnées de chapelles. Tout à coup, au détour d’un virage un véhicule arrive à grande vitesse. Fabrice freine et stoppe à seulement quelques centimètres du pare-choc. Nous en sommes quittes pour une belle frayeur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin d’après-midi, nous élisons domicile dans un camping à Ulcinj. 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

A nous les plages de l’Adriatique ! C’est aussi l’occasion de faire des rencontres. Nos voisins serbes au moment de partir nous offriront quelques fruits et légumes : délicate attention ! Nous faisons une pause de deux jours le temps de préparer la suite de notre périple vers l’Albanie.

 

Informations pratiques :

 

-         Le Monténégro compte environ 600 000 habitants

-         La capitale est Podgorica.

-         Sa superficie est de 13 812 km.    

-         Les Monténégrins sont majoritairement orthodoxes.

-         Le sommet le plus élevé culmine à 2 522 m d’altitude.

-         Le Monténégro ne fait pas encore partie de l’Union Européenne.

-         Un passeport en cours de validité est nécessaire pour tout séjour inférieur à 90 j.

-         L’assurance pour la Serbie couvre le Monténégro (vérifier le sigle sur la carte verte).

-         On paie une taxe écologique de 10 € à l’entrée.

-         La monnaie du Monténégro est l’Euro.

-         La langue parlée est le serbe.

-         Nous n’avons rencontré aucun problème de sécurité.

-         En guide papier, nous avons utilisé le Petit Futé.

-         Il existe une carte routière au 150 000 ème chez Freytag & Berndt.

-         Il existe des traversées en ferry d’Italie à Bar au Monténégro.