Les QUATREVIEUX

Voyages en 4x4 et Astronomie

Grèce 2011 :

 

  Accueil 


Grèce : mise à jour le 22 avril 2012 :  

 

La Grèce.

 

 

Les formalités douanières vite expédiées, nous sommes fin prêts à découvrir la Grèce. La première partie de notre parcours s’effectue le long de plages invitant tout naturellement à une baignade rafraîchissante. Les enfants nous rappellent alors notre promesse : disposer de deux jours de farniente au bord de l’eau. Une crique d’eau limpide au sud d’Igoutmenitsa fera l’affaire. 

 

C’est aussi l’occasion d’élaborer la suite de notre parcours. Un maître mot cependant : privilégier les pistes. Justement, sur notre carte au 200 000ème, une belle piste nous tend les bras : partons à sa découverte. Elle monte vers de petits villages isolés, au milieu de forêts verdoyantes, nous dévoilant la mer en contrebas. 

 Petites chapelles, 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 





ruisseaux, 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

faune locale 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

et panneaux indicateurs rythment notre avancée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bivouac sous la lune clôture en beauté cette journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous décidons de nous rendre sur le Péloponnèse. Notre route longe les côtes envahies de caravanes de pêcheurs de bric et de broc. Certaines criques semblent nous tendre les bras mais leur accès s’avère très difficile voire impossible. Tout à coup, lors d’une descente, deux policiers nous arrêtent. Nous roulions à 60 km/h au lieu des 50 réglementaires! Nous n’allons certainement pas échapper au PV. Ils commencent à nous interroger en grec jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que nous sommes français. Un grand sourire illumine alors leur visage. Ils nous souhaitent la bienvenue et nous font signe de partir !

Un pont impressionnant ballotté par le vent nous mène sur la presqu’île. Nous arrivons à Patras dont l’énorme agglomération ne nous donne guère envie de nous arrêter. Nous réintégrons aussitôt petites routes de campagne et pistes. 

 

 

Après une montée dans des forêts de conifères, 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nous nous retrouvons sur les hauts plateaux d’alpage. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Un berger d’un certain âge nous fait signe. Nous nous sommes trompés à la bifurcation : le chemin est un cul de sac. Avec fortes gestes et le verbe haut, il nous convainc de faire demi-tour un peu plus loin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes étonnés de la grande piété des grecs qui s’exprime même sur ces chemins du bout du monde : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

autels, mini-chapelles côtoient des fontaines hors d’âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

  

Nous avons choisi quelques sites archéologiques à visiter et Olympie en fait partie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plein mois d’août, nous déambulons, assoiffés, au milieu des colonnades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seuls quelques pins nous accordent une ombre bienveillante. Après deux heures à ce régime, nous déclarons forfait et rejoignons notre véhicule. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit tour au bord de la mer sur une piste sablonneuse nous rafraîchit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour notre recherche de bivouac, nous nous enfonçons dans les terres. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un paysage de désolation nous accueille alors. Les immenses forêts ont été décimées par des incendies, notamment en 2007. Heureusement, la nature reprend petit à petit ses droits. En revanche, impossible de nous cacher. Enfin, une belle forêt devrait nous permettre de nous installer incognito. Je sors pour guider Fabrice et aussitôt un essaim de minuscules mouches m’attaquent de toutes parts. Il faut dire que généralement je ne suis pas leur victime préférée. C’est plutôt Fabrice et Florence. Sur ce, nous décidons à l’unisson de plier bagage. Autre endroit un peu plus loin et rebelotte. On tentera encore une fois pour enfin déclarer forfait. Une paisible carrière nous accueillera pour la nuit. Seule une mue de serpent d’une dimension conséquente nous incitera à la prudence lors de nos déplacements nocturnes.

 

Le temple d’Apollon est magnifiquement conservé sous une bâche qui l’isole des intempéries. Ce monument est certes isolé mais vaut le détour. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aussitôt visité, nous reprenons le chemin des écoliers. Une piste tortueuse nous conduit en contrebas d’un village. Une vieille dame faisant provision d’eau à la fontaine nous voit passer, éberluée : que peuvent bien faire ces français hors des circuits touristiques? Nous lui demandons la direction du prochain village. Elle nous explique par signes les nombreuses épingles à cheveux que nous aurons à passer et l’état du chemin. Nous la remercions chaleureusement. A une bifurcation, nous empruntons une piste abandonnée dans l’espoir d’y trouver un campement sauvage. Le chemin se rétrécit, les ronces ont envahi l’espace déjà restreint au passage de nos quatre roues. Nous regrettons notre choix mais dans l’impossibilité de faire demi-tour, nous avançons, un peu inquiets. Quand, soudain, une première cascade au milieu d’une végétation luxuriante apparaît. Un peu plus loin, une autre. 

 

 Et comble du bonheur : un immense dégagement où nous posons nos affaires pour partir aussitôt à la découverte des lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vincent se jette dans le lit de la rivière et la remonte. Il disparaît à notre vue. Un crabe se cache, surpris par notre présence. Nous nous endormons, bercés par le bruit de la source.

Un peu plus bas, le lendemain, la vraie piste se déroule sous nos roues quand soudain une voiture plate à la plaque française nous croise. Le conducteur est crispé sur le volant. Il ne s’arrête pas pour nous demander l’état de la route : tant pis pour lui !

La route en direction de Kalamata est monotone. Nous nous installons sur le port à la terrasse d’une gargote et dégustons quelques spécialités.

 

 

 

Il est temps de repartir dans les montagnes, en surplomb de la mer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’énormes rochers nous font une haie d’honneur 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et c’est au milieu d’une végétation méditerranéenne que nous passons la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Nous reprenons la route qui longe la côte dans l’espoir de dénicher une crique isolée, notre rêve. Nous croisons des églises  et faisons le plein de provision dans de petites échoppes. L’accueil est toujours chaleureux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une piste sur la carte semble déboucher sur la mer. Nous nous y engageons pour découvrir qu’elle culmine à quelques deux cent mètres au-dessus de l’onde bleutée. Un peu haut pour nous, tout de même. Adieu, le bon bain. Ce n’est que partie remise. Nous retrouvons alors le chemin des vaches et des villages pittoresques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au col, une magnifique forêt préservée des incendies nous escorte sur plusieurs kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’endroit idéal de bivouac. Mais il faut compter avec les taons particulièrement voraces et agressifs. Ils s’en vont à la nuit tombée, pour revenir dès les premiers rayons de soleil !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au matin, nous plions donc bagage en moins d’un quart d’heure : un record ! Notre parcours nous conduit vers des lieux isolés au milieu de forêts de châtaignés et de villages aux maisons immaculées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

 

  

 

 

 

Un havre de paix contrastant avec les plages bondées de la côte.

Nous entrecoupons nos escapades sur les pistes par des incursions sur le rivage pour le plaisir des enfants.

 

Nous amorçons notre remontée du Péloponnèse. Après avoir traversé Naplio, une piste sur notre droite nous promet un parcours pittoresque. En effet, au détour d’un virage, nous apercevons un monastère blotti au creux d’une paroi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste se dégrade pour déboucher sur un vue splendide de la Méditerranée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des criques et des îles parsèment notre horizon. Nous devrions trouver enfin notre bonheur pour une soirée enchanteresse . Seuls quelques bateaux de pêcheurs troubleront notre tranquillité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous baignons dans cette mer si limpide. Pour preuve, les nombreux oursins qui rendent délicat l’accès à la mer mais atteste de la pureté de l’eau. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Land est planté à l’ombre d’un arbre et ses occupants sirotent un verre sur la plage face au coucher de soleil, illuminant l’île d’un rayon rouge orangé. Nous savourons cet instant unique et nous endormons sereins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après seulement quelques kilomètres de route, nous réintégrons une piste qui suit la ligne de crête d’une presqu’île. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle nous offre une vue époustouflante à 360°. Les îles et les villages en contrebas sont autant de points minuscules sur notre horizon. Un immense chantier de construction d’éoliennes a été entrepris. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est vrai que l’endroit est battu par les vents et constitue le lieu idéal de cette nouvelle énergie. Nous descendons les mille mètres de notre perchoir et retrouvons les ports de plaisance de la côte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit camping arboré nous tient lieu de pied à terre pour la visite d’Epidaure et de ses vestiges. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le théâtre est impressionnant de par ses proportions et sa parfaite conservation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a été construit quelques trois cent ans avant J-C et pouvait accueillir plus de six mille spectateurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le même site, nous retrouvons des statues du temple d’Asclépios dans le musée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre tour du Péloponnèse s’achève par le passage obligatoire du canal de Corinthe. Celui-ci mesure six kilomètre de long et 21 mètres de large. Il a été creusé à la fin du XIX ème siècle à l’initiative des français. Il permet à certains bateaux d’éviter un détour de quatre cent kilomètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec notre retour sur le continent, nous amorçons notre rentrée en France. Un dernier bivouac en Grèce sur une piste de construction de pylônes électriques nous vaut la découverte au matin d’un invité surprise s’étant installé pendant la nuit.

La remontée s’effectue par la côte. Un dernier bain dans une eau à 30° et il est temps de dire au-revoir à ce pays si accueillant, aux multiples pistes encore sauvages et préservés du tourisme de masse.

 

Formalités et renseignements divers :

 

-         Carte d’identité

-         Carte verte du véhicule

-         11 millions d’habitants

-         Capitale : Athènes

-         15 000 km de côte

-         De nombreux ferries au départ d’Italie et à destination d’igoutmenitsa ou de Patras

-         Cartes routières au 200 000 èmes disponibles en Grèce

-         Notre site internet pour la vidéo en ligne : www.lesquatrevieux.com